10 questions à Djyvens Platel
“ N’ayez pas peur de rêver, mais soyez prêt à travailler pour ce rêve. Tous les rêves, demandent de la patience, de la discipline et beaucoup de persévérance. Écoutez-vous, mais écoutez aussi ceux qui vous guident. Ils voient parfois ce que vous ne voyez pas encore. Célébrez les petites victoires. C’est ça qui construit la confiance. Enfin, n’oubliez jamais POURQUOI vous avez commencé. Restez humble, restez déterminé, et surtout — profitez du chemin.”
Coucou tout le monde, j'espere que vous allez bien 🥰. Aujourd'hui je vous retrouve avec une nouvelle personnalité. C'est le mois des jeux olympiques d'hiver et je vous amene un compatriote athlete qui évolue en Russie. Djyvens Platel, qui s'est amouraché de l'athlétisme a l'université, n'arrive plus a se détacher de la piste. Entre chrono, dépassement de soi et médailles, il partage avec vous les coulisses de sa vie et de ses fiertés.
1. Présente-toi.
Je m’appelle Djyvens Lee M. Platel, né le 15 octobre 2001 en Haïti. Aujourd’hui, je vis en Russie où je suis étudiant à l’université, en train d’apprendre l’informatique — un domaine qui me passionne autant que l’athlétisme. Au quotidien, j’apprends à concilier mes passions et mes responsabilités, entre le code et la piste. Je suis du genre plutôt calme, mais passionné et déterminé quand il s’agit de ce qui me tient à cœur. J’aime passer du temps avec mes proches, découvrir de nouvelles musiques, et parfois juste profiter d’un bon film. L’athlétisme ? Pour moi, c’est un jeu entre le corps et l’esprit. Quelques secondes sur la piste peuvent résumer des mois de travail, de persévérance et de dépassement. Ce frisson juste avant le départ, cette recherche de perfection… c’est une quête qui me suit partout. Authentique, curieux et toujours en mouvement, je crois en l’équilibre, en la discipline et en la beauté des défis — qu’ils soient sportifs, intellectuels ou humains.
2. Qu'est-ce que l'athlétisme ?
Pour moi, l'athlétisme, c'est bien plus qu'un sport. C'est un langage universel. C'est la recherche de la performance pure, un dialogue constant entre le corps et l'esprit. C'est un sport où l'on est seul face au chronomètre, mais où l'on se construit toujours grâce aux autres : ses coéquipiers, son entraîneur, ses concurrents qui nous poussent à aller plus loin. C'est une discipline exigeante qui apprend l'humilité, la patience et la rigueur.
3. Qu'est-ce qui t'a amené à l'athlétisme ?
À l’école, j’ai essayé l’athlétisme presque par hasard, et même si mes résultats étaient toujours parmi les premiers, mon cœur penchait ailleurs. J’étais persuadé que je deviendrais footballeur — c’était mon rêve depuis petit. Je voyais le stade comme mon avenir, les crampons comme ma seconde peau. Mais à l’université, les choses ont changé. J’ai pris un nouveau départ, un peu comme un changement d’air nécessaire. J’ai réalisé que ce que je cherchais vraiment, c’était cette sensation brute, ce face-à-face avec soi-même que seul le sprint peut offrir. Sur la piste, il n’y a que moi, mes starting-blocks et la ligne droite. Chaque course est une histoire qui se écrit en quelques secondes, intense et sans compromis. J’ai laissé derrière moi les terrains de football pour embrasser pleinement cette passion de la vitesse. Aujourd’hui, je ne cours plus pour être simplement parmi les premiers — je cours pour devenir la meilleure version de moi-même, foulée après foulée.
4. Était-ce toujours ton rêve ?
Pas du tout ! Petit, je rêvais plutôt de devenir footballeur. Le sprint s'est imposé à moi progressivement, comme une évidence. Ce n'était pas un rêve d'enfant, mais c'est devenu une passion de jeune adulte, un choix mûri. Aujourd'hui, courir est une part essentielle de qui je suis. C'est mon ambition, mon défi quotidien, et c'est cela, finalement, qui en a fait mon rêve.
5. Est-il facile pour toi de concilier ta carrière et ta vie professionnelle ?
Non, ce n'est pas facile. C'est un défi quotidien. Entre les entraînements, la récupération et mes études, il faut une organisation sans faille. Des fois, je dois faire des choix et ça demande des sacrifices. Mais c'est une routine qui me rend plus fort et plus discipliné dans tous les aspects de ma vie.
6. Quels sont les plus grands défis auxquels tu fais face dans ta discipline ?
Le plus grand défi, c’est le mental. Rester concentré dans les starting-blocks, faire abstraction de tout — du public, des autres coureurs, de la pression — pour ne être que réaction, vitesse et technique. Ensuite, la régularité. Être performant pas juste un jour, mais tous les jours à l’entraînement. C’est là que se gagnent les centièmes. Et enfin, accepter la souffrance — physique et mentale — pour repousser ses limites, encore et encore. Chaque course est un combat contre soi-même.
7. Quelle est ta plus grande fierté dans ta carrière ?
Ma plus grande fierté n’est pas un titre ou un chrono, mais la personne que je suis devenu grâce à ce sport. Bien sûr, battre des records personnels comme descendre sous les 10"80 sur 100m a été incroyable. Mais ce dont je suis vraiment fier, c’est de ne jamais avoir lâché, même après les blessures, les doutes ou les mauvaises courses. Chaque entraînement under the rain, chaque effort quand personne ne regarde, chaque fois que j’ai dû me relever : ça, c’est ma vraie fierté. L’athlétisme m’a appris la discipline, l’humilité et la resilience — et ça, personne ne pourra jamais me l’enlever.
8. Décris-nous une journée typique de ta vie ?
6h30 : Réveil. Petit-déjeuner léger et rapide
8h - 16h : Cours à l’université. J’essaie de rester focus même si la fatigue se fait parfois sentir.
16h - 18h30 : Entraînement sur piste. Travail de vitesse, technique de départ ou séance au seuil. C’est là que je libère toute l’énergie accumulée dans la journée.
19h - 20h30 : Séance en salle de sport. Renforcement musculaire ciblé pour prévenir les blessures et gagner en puissance. 21h : Dîner équilibré et riche en protéines pour bien récupérer.
23h : Dodo. Le sommeil est non-négociable — c’est lui qui consolide tous les efforts de la journée.
9. Quelle est ta plus grande attente par rapport a l'athlétisme ?
Lorsque j'ai débuté l'athlétisme à l'école, je le considérais juste comme un passe-temps, car, comme je l'ai dit avant je rêvais d'une carrière dans le football. Mais, aujourd'hui c'est ma seconde peau. J'en attends à me dépasser encore et encore, à devenir un meilleur athlète pour moi-même et le meilleur mondialement.
10. Quel conseil donnerais-tu aux jeunes qui souhaiterais poursuivre une carrière dans l'athlétisme ou qui souhaiterais poursuivre leurs rêves ?
N’ayez pas peur de rêver, mais soyez prêt à travailler pour ce rêve. L’athlétisme, comme tous les rêves, demande de la patience, de la discipline et beaucoup de persévérance. Écoutez-vous, mais écoutez aussi ceux qui vous guident — entraîneurs, parents, athlètes plus expérimentés. Ils voient parfois ce que vous ne voyez pas encore. Célébrez les petites victoires — une séance réussie, une nouvelle sensation, un petit record personnel. C’est ça qui construit la confiance. Enfin, n’oubliez jamais POURQUOI vous avez commencé. Les jours difficiles, c’est cette raison qui vous fera vous lever et courir encore. Restez humble, restez déterminé, et surtout — profitez du chemin.
C'est tout pour cet article, j'espère qu'il vous a plu🥰. Je vous invite à le suivre sur ses différents réseaux afin de l'encourager dans son parcours. Qui sait, un jour, il représentera peut-être notre bicolore aux jeux olympiques et vous n'aimerez pas rater les loges😜. Quand à moi, je vous retrouve bientôt pour un nouvel article, d'ici là prenez soin de vous.
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Comments (8)
Yow Djyvens keep going my boy you do a great job we so proud of you.
26 février 2026 16:50👏🏾👏🏾👏🏾👏🏾👏🏾
26 février 2026 17:04Super 👏👏👏👏
26 février 2026 18:10Super 👏👏👏👏
26 février 2026 18:10Dans quelle ville vis tu ?
26 février 2026 19:25So Proud of you broh Keep it up
28 février 2026 15:00Frèm m renmen sa travail wap rive Kotew vle a
1 mars 2026 05:06Freud
1 mars 2026 05:06